Loin de la foule déchaînée (Thomas Hardy)

hardy

Date de publication originale/Dans cette édition : 1874/2017
Langue originale : Anglais (UK)
Maison d’édition : Archipoche
Nombre de pages : 480
Quatrième de couverture : Ruiné, le jeune berger Gabriel Oak se voit obligé de travailler dans une ferme qu’il vient de sauver d’un incendie.
Il ignore qu’elle appartient à Bathsheba Everdene, une jeune femme séduisante venue s’installer au pays avec sa tante…

 

Tess d’Urberville, lu il y a maintenant une dizaine d’années, ayant été un vrai coup de cœur, il était temps que je découvre un nouveau roman de Thomas Hardy…

Dans les premiers chapitres, j’ai craint une bonne douche froide, retrouvant tous les poncifs de la littérature victorienne que j’exècre, avec l’amour au centre, et une jeune fille que j’ai trouvé tout aussi exécrable, Bathsheba en ce que, bien qu’elle semble indépendante et moderne pour son époque, n’en est pas moins une jeune fille en fleur naïve comme toutes les autres. On est bien loin d’une Elizabeth Bennet ou d’une Margaret Hale, des jeunes filles avec, au contraire, une véritable force de caractère, un refus complet du statut de femme qu’on leur propose, et bien plus proche de Tess, autre héroïne du romancier qui, tout aussi naïvement, se fera abuser. Mais la suite du roman, plus sombre et plus à même de déconstruire tous ces poncifs, de donner plus de consistance à la majorité des personnages, notamment à notre héroïne, a commencé à me plaire davantage… jusqu’aux ultimes chapitres, qui en reviennent aux travers du début, avec une happy end que j’ai trouvé bien peu crédible.

Lecture qui, au premier abord, pourrait sembler plus que décevante, mais heureusement, – car il y a un heureusement -, Thomas Hardy a le don de créer dans ses romans une atmosphère si particulière, à la fois réaliste par le quotidien raconté, mais en même temps fantasmatique et poétique par les paysages anglais qu’il décrit avec beaucoup de délicatesse, que je parviens à lui pardonner en partie ce que je n’ai pas apprécié dans l’intrigue. Il est vrai que, malgré mes réticences face à celle-ci, le roman m’a entraînée bien malgré moi à sa suite sans trop de difficulté.

Lecture paradoxale en somme que celle de Loin de la foule déchaînée, que je ne regrette pas, même si je reste sur une petite pointe de déception.

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