On dirait que je suis morte (Jen Beagin)

beagin

Date de publication originale/Dans cette édition : 2015/2019
Langue originale : Anglais (US)
Maison d’édition : Buchet-Chastel
Nombre de pages : 320
Quatrième de couverture : Mona a vingt-quatre ans, une vie cabossée, une âme pure et une intuition désastreuse lorsqu’il s’agit de se construire une vie meilleure. Le jour, Mona fait des ménages pour gagner sa vie, vidant au passage les tiroirs d’anxiolytiques de ses riches clients. Le soir, elle distribue des seringues aux junkies de Lowell, Massachusetts. C’est là qu’elle tombe amoureuse de M. Dégoûtant, un artiste raté et sans dents. C’est le début d’une odyssée trash et burlesque qui la mènera jusqu’au Nouveau-Mexique. Là-bas, au milieu de loufoques en tout genre, elle s’évertuera, à force de cuvettes à récurer, de drogues plus ou moins douces et d’introspections un brin erratiques, à trouver sa place dans le monde.

 

On dirait que je suis morte est un roman que j’ai lu rapidement : le récit est fluide, dosant plutôt bien l’alternance entre narration des péripéties de Mona, dialogues avec les personnages qu’elle rencontre au cours de celles-ci, et moments permettant de se confronter à ses pensées brutes, qui parfois même dépassent le fil de sa pensée et viennent frontalement écorner ceux avec qui elle se trouve à ce moment-là.

Malheureusement, un récit fluide n’est pas à mon sens suffisant pour qu’un roman puisse vraiment retenir mon attention : en effet, les personnages sont trop stéréotypés à mon goût. Entre le toxico en désintox, – et puis non en fin de compte -, le couple tout droit sorti d’un temple hippie new age, la voyante tape à l’œil à moitié folle, le neveu gay qui cache son homosexualité pour ne pas froisser sa famille, et bien sûr la jeune héroïne torturée dont le passé glauque explique la vie actuelle… j’ai fini par me lasser, ayant déjà l’impression d’avoir lu, vu… la même chose dans divers romans, séries, films… Alors, certes, il est question de « burlesque » dans la quatrième de couverture, l’on pourrait donc supposer que ces stéréotypes s’expliquent ainsi ; mais on est ici, à mon sens, bien loin d’une quelconque forme de burlesque, voire d’une simple forme d’humour : je suis restée personnellement de marbre, tout au long de ma lecture, aux aventures de Mona. Ni amusée, ni émue, à aucun moment, ce qui m’a particulièrement gênée, puisque l’intrigue aurait pu bien s’y prêter si les personnages avaient eu, peut-être, davantage de profondeur. J’ai également été gênée par l’aspect « trash » évoqué par la même quatrième, et que j’ai, j’avoue, longtemps cherché : en effet, l’intrigue aurait pu mener à quelque chose de trash, mais elle est ici, je trouve, narrée de manière bien trop consensuelle pour pouvoir utiliser ce terme afin de la qualifier.

Une lecture dont je ne garderai pas le souvenir bien longtemps, même si elle ne fut pas pour autant désagréable. Je remercie Babelio et les éditions Buchet-Chastel de m’avoir permis de découvrir ce roman malgré tout.

 

 

 

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