Journal (Franz Kafka)

kafka

Date de publication  originale/Dans cette édition : 1937/1982
Langue originale : Allemand
Maison d’édition : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 705
Quatrième de couverture : Nous avons des yeux pour voir
Pour connaître Dieu nous avons notre existence.
Voici le témoignage le plus poignant de toute l’histoire de la littérature. Que devient un homme quand le verbe pénètre en lui, décide de sa vie et lui fait espérer un mystérieux salut ? « Nous avons été chassés du paradis mais le paradis n’a pas été détruit pour cela. » Ce paradis qu’on doit retrouver sera d’autant plus beau qu’on revient de loin. Kafka relate tout ce qui l’envahit et l’abat : peur de la maladie et de la solitude, désir et crainte du mariage, lutte contre le milieu familial et religieux. Etouffé par ses scrupules, Kafka ne perd jamais de vue la vie spirituelle dont il attend force et lumière. Ce Journal c’est tout l’ennui de la vie et le salut qui l’éclaire.

 

Lire le journal de Kafka, bien que passionnant, fut une véritable épreuve. Je suis en effet entrée dans ses méandres en mai dernier pour n’en sortir qu’il y a peu, préférant lire à un rythme régulier mais peu soutenu pour mieux digérer les 700 pages qui m’attendaient. La lecture de journaux, ou de correspondances d’écrivains, bien que souvent fastidieuse, est en effet, je trouve, riche d’enseignement pour comprendre l’œuvre qui se dessine avant, pendant, après l’écriture de ces textes plus personnels, bien souvent non prévus à la publication.

Pour Kafka, c’en est un exemple particulièrement frappant, le plus frappant jusqu’à présent dans tous les journaux que j’ai pu lire : l’on retrouve, dans un mélange hétéroclite de pensées déviant souvent en états d’âme, de descriptions de journées plus ou moins banales, d’avis sur des spectacles vus/de textes lus, d’essais littéraires plus ou moins brefs, toute la vie de l’auteur tchèque, mais aussi toute son inspiration ; des déboires sentimentaux, familiaux, et plus encore professionnels, à la maladie qui le ronge et nuit tout autant à sa vie qu’à son écriture, en passant par ses nombreuses difficultés à écrire, lui faisant encore et toujours repousser le moment de prendre la plume, tout est à portée de main pour comprendre ce qui a pu l’inciter à écrire une nouvelle comme La métamorphose ou des romans comme Le procès ou L’Amérique. Malgré la richesse de ce journal – ou peut-être à cause de celle-ci -, et son côté très sérieux – l’autodérision ne semblait pas être le fort de Kafka – j’avoue que j’ai parfois tout de même eu du mal à me concentrer sur ma lecture, ce qui explique le temps que j’ai mis à le terminer.

Une lecture qui fut donc rude, mais que je ne regrette pas pour autant : je lirai désormais les œuvres de Kafka d’un autre œil !

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