Les Annales du D-M 8 : Au guet ! (Terry Pratchett)

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Date de publication originale/Dans cette édition : 1989/1998
Langue originale : Anglais (UK)
Maison d’édition : L’Atalante
Nombre de pages : 384
Quatrième de couverture : Une société secrète d’encagoulés complote pour renverser le seigneur Vétérini, Patricien d’Ankh-Morpork, et lui substituer un roi. C’est sans compter avec le guet municipal et son équipe de fins limiers. Une affaire à la mesure du capitaine Vimaire – s’il boit, c’est pour oublier les laideurs de la vie – et de ses brillants adjoints. (« Tous pour un ! » ) Et lorsqu’on retrouve au petit jour dans les rues les corps des citoyens transformés en biscuits calcinés, l’enquête s’oriente résolument vers un dragon de vingt-cinq mètres qui crache le feu ; on aurait quelques questions à lui poser. Mais peut-être la collaboration du bibliothécaire de l’Université ne sera-t-elle pas inutile : n’arbore-t-il pas aussi une plaque de la DST (Défense simienne du territoire) ?

 

Avec ce huitième tome, nous rencontrons Vimaire et ses adjoints du Guet, garde anciennement prestigieuse d’Ankh-Morpork mais qui, depuis l’arrivée au pouvoir du seigneur Vétérini, ne sert plus à rien – je laisse à chacun l’occasion d’en découvrir les raisons, je n’aime pas trop en dire sur une intrigue -. C’est dans ce contexte qu’arrive Carotte, humain élevé chez les nains, pour qui faire partie du Guet est un grand prestige – il va bien sûr vite déchanter – , et qu’une société secrète, les Frères Éclairés, voit également le jour pour destituer Vétérini et remettre à la tête de la ville un roi. Comme l’on peut s’en douter, les choses ne se passeront pas du tout comme prévu…

J’ai trouvé qu’Au Guet ! démarrait fort, avec de nombreuses situations et dialogues bien absurdes comme je les aime chez Pratchett, surtout avec les Frères Éclairés, qui n’ont bien d’éclairés que le nom. De même, tout le fil conducteur de la véritable destinée de Carotte à Ankh-Morpork qui tombe « royalement » à l’eau m’a beaucoup plu du fait de parodier avec beaucoup de brio les romans de chevalerie. J’ai aussi beaucoup apprécié le personnage de Vimaire, grand classique du chef de garde désabusé qui reprend du poil de la bête au fil de l’intrigue pour faire preuve d’une certaine forme d’héroïsme, bien que toujours maladroit, et quand même encore un peu désabusé.

J’ai dans le même temps trouvé qu’au fil des aventures de notre Guet, quelques longueurs apparaissaient de plus en plus souvent, de scènes répétitives en scènes répétitives, pour ne mener finalement qu’à peu de choses… Même si je me suis demandée après coup si cela n’avait pas aussi quelque chose à voir avec le roman de chevalerie parodié – que de répétitions et d’emphases épiques en effet dans ces romans -. Il n’empêche que, pendant ma lecture, j’ai parfois trouvé le temps un peu long, et c’est bien la première fois dans un Pratchett. Pourvu que cela ne se reproduise pas !

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