Nymphéas noirs (Michel Bussi)

bussi

Date de publication originale/Dans cette édition : 2011/2013
Maison d’édition : Pocket
Nombre de pages : 492
Quatrième de couverture : Le jour paraît sur Giverny.
Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes… Des silhouettes et des vies. Deux femmes, en particulier, se détachent : l’une, les yeux couleur nymphéa, rêve d’amour et d’évasion ; l’autre, onze ans, ne vit déjà que pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au cœur d’un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, où chacun est une énigme, où chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé…

 

Roman qui a atterri par hasard dans ma PAL puisque offert à quelqu’un qui le possédait finalement déjà, Nymphéas noirs n’est pas ce que je lis d’habitude, mais bon, une bonne surprise peut toujours arriver… ou pas.

En soi, la construction du récit qui mène à un dénouement assez inattendu – je l’ai quand même senti venir bien avant la fin, sans pour autant que celle-ci soit gâchée -, n’est pas inintéressante. Mais lorsque, comme dans tout roman policier, on tente une lecture rétroactive de ce récit, l’on se rend compte de nombreuses incohérences qui mettent à mal cette construction, et c’est bien dommage – je n’entrerai cependant pas dans les détails de ces incohérences ici, pas envie de gâcher le plaisir de potentiels lecteurs – . Plus encore, c’est le fait de naviguer entre des personnages – le jeune et beau commissaire gouailleur qui vient du Sud, et en plus motard ; la jeune et belle institutrice en mal d’amour et d’aventure ; le mari jaloux à l’extrême, etc. – , une intrigue et des images clichés – le meilleur exemple en étant la même métaphore des yeux de la pauvre Stéphanie, notre jeune et belle institutrice, qui tourne en boucle au fil des pages – qui m’ont rendu le roman ennuyeux à lire. C’est finalement le style qui a enfoncé le clou, les phrases étant non seulement emplies de répétitions que je trouve franchement gênantes dans un livre qui ne se veut pas poétique, et qui ne joue justement pas de ces répétitions pour créer un rythme,  mais aussi de nombreuses maladresses tout aussi gênantes. A côté de tous ces points noirs, la description de Giverny, avec au centre le fantôme de Claude Monet qui hante le lieu envers et contre tout, n’est pas désagréable, et sauve grandement la lecture de ce roman que je n’aurais peut-être pas fini sinon, même pour connaître le fin mot de l’histoire.

En conclusion : je ne relirai pas un roman de Michel Bussi de sitôt.

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