Le nom de la rose (Umberto Eco)

éco

Date de publication originale / Dans cette édition : 1980 / 2012
Langue originale : Italien
Maison d’édition : Grasset
Nombre de pages : 616
Quatrième de couverture : En arrivant dans le havre de sérénité et de neutralité que devrait être cette abbaye – admirée de tout l’Occident pour la science de ses moines et la richesse de sa bibliothèque, l’ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire Adso de Melk, se voit prié par l’Abbé de découvrir au plus vite qui a poussé un de ses moines à se fracasser les os au pied des vénérables murailles. C’est le premier des sept assassinats qui seront scandés par les heures canoniales de la vie monastique …

 

Le nom de la rose était dans ma bibliothèque depuis une bonne décennie, c’est dire s’il était temps qu’il soit enfin lu ! Pourquoi tant de temps ? Peut-être parce que, connaissant l’érudition impressionnante d’Umberto Eco sur de nombreux sujets, dont le Moyen-Age et les manuscrits, je me disais que la lecture en serait ardue, même si passionnante, et que le moment devrait être bien choisi pour en profiter à fond. Finalement, il a été pioché dans ma PAL plutôt que choisi par moi-même, ce qui n’est pas plus mal.

Ce roman, dont je me faisais une montagne, démarre certes en pente raide, avec moult dialogues quasi intégralement en latin qui ralentissent pas mal le rythme de lecture, et des descriptions parfois laborieuses à visualiser car très denses, mais il devient, comme je m’y attendais, de plus en plus passionnant. Par la multiplicité de ses intrigues et son hybridité générique, entre roman policier, roman historique et mémoires, Le nom de la rose nous entraîne dans l’esprit de ses deux protagonistes principaux, Adso, narrateur de l’histoire, et Guillaume de Baskerville, le véritable héros de celle-ci, raconté par l’intermédiaire de celui qui fut son « apprenti », et qui vécut avec lui, dans une abbaye bénédictine, deux sombres affaires, l’une concernant plus précisément des meurtres au sein de l’abbaye, l’autre renvoyant au conflit existant entre bénédictins et franciscains, dont l’abbaye est censée être un lieu de rencontre. Ces deux intrigues, qui s’entremêlent de plus en plus étroitement, nous permettent tout autant de nous rendre compte des complexités religieuses de l’époque, touchées du doigt avec une certaine facilité grâce à la capacité de l’auteur à leur faire prendre sens, que d’avoir pleinement conscience de l’omniprésence de la morale chrétienne à cette même époque, qui plus est au sein de la culture et de la transmission d’un patrimoine, qui empêche et empêchera, et ce pendant des siècles, une bonne partie de cette transmission. Le nom de la rose est bien un roman, certes, et heureusement, mais un roman qui renvoie bien aux réalités d’un monde donné, à une époque donnée, avec une telle précision que l’on se croirait presque, nous aussi, présent dans l’abbaye qui nous est décrite. Une lecture qui fut donc rude au premier abord, mais finalement plus qu’agréable une fois entrée dedans.

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