La route (Jack London)

london

Date de publication originale/Dans cette édition : 1907/2001
Langue originale : Anglais (US)
Maison d’édition : Libretto
Nombre de pages : 185
Quatrième de couverture : La route du jeune Jack London est celle qu’il partagea en 1893-1894, à dix-huit ans, avec les vagabonds du rail en parcourant 20 000 kilomètres d’un pays ravagé par la crise ! C’est cette route libre qui va pour une bonne part le révéler à lui-même et permettre le formidable écrivain qu’il devint ; un homme fascinant de force et de faiblesses qui devait ensuite, sa vie durant, « brûler le dur » et voyager.

 

J’avoue que je ne savais pas à quoi m’attendre avec ce recueil de témoignages, ne connaissant que de très loin ce grand écrivain qu’est Jack London, et n’ayant jamais vraiment pris le temps de m’y intéresser davantage en dehors de ma lecture L’appel de la forêt pour travailler dessus en classe avec mes élèves. Finalement, je ne regrette franchement pas cette lecture qui a été pour moi une très belle découverte.

Ce qui n’aurait pu être qu’un simple témoignage d’expériences vécues par le jeune Jack, sans véritable intérêt littéraire, devient sous sa plume une aventure humaine extraordinaire, éminemment romanesque qui, sans en retirer les moments difficiles et la description au plus proche de la réalité de la condition des hobos de l’époque, donne au jeune homme une stature de « clochard céleste » avant l’heure, dans la lignée des auteurs de la Beat Generation qui ne feront, finalement, que suivre ses pas cinquante ans plus tard. J’ai notamment apprécié la scène longuement décrite du jeu du chat et de la souris ayant lieu entre Jack, installé clandestinement dans un train, et les conducteurs de celui-ci pour l’en déloger : c’est dynamique, drôle malgré la situation qui ne l’est pas du tout, et surtout comme tout droit venu d’un roman que le même Jack aurait pu écrire.

Je crois que c’est ce que j’ai finalement le plus apprécié dans cette lecture, cette capacité de Jack London à transfigurer sa vie de manière romanesque, sans pour autant la dénaturer : l’on sent la sincérité du propos, et la véracité des évènements vécus, même si justement transfiguré dans un but proprement littéraire. Pour avoir lu nombre de témoignages de la sorte, celui-ci restera dans mes annales !

 

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