Deadwood (Pete Dexter)

006201976

Date de publication originale/Dans cette édition : 1985/2007
Langue originale : Anglais (US)
Maison d’édition : Gallimard
Nombre de pages : 607
Quatrième de couverture : «Ici, rien n’est normal, même le temps… Le jour de notre arrivée, on a vu deux hommes portant une tête humaine, en pleine rue… Un Mexicain avec celle d’un Indien, et une crapule qui louchait et qui s’appelait Boone May, avec la tête d’un hors-la-loi…» La réalité du Far West, véritable genèse d’une nation, est l’un des plus grands romans noirs épiques de l’histoire humaine. Elle dit toute la violence brute d’un pays dominant à ce jour le monde. Fleuves de boue dans les villes, putes contaminées à la vérole par les trappeurs, chasseurs de primes devenus shérifs, viols, meurtres, ramassis de psychopathes, de chercheurs d’or fous et de mythomanes, de Chinois brûlés dans des fours à briques, d’incendies ravageurs et de personnages célèbres… Deadwood raconte l’histoire d’un pays où la première chose à faire en se levant le matin est d’oublier ce qui est arrivé la veille… Un chef-d’œuvre.

Bienvenue à Deadwood, ville du Dakota du Sud en plein essor au moment du récit des faits par Pete Dexter, ville représentative de l’Ouest américain des années 1870-1880, bien loin du monde bisounours de John Wayne et consorts. Ici, tout est crade, voire malsain, de la principale avenue boueuse qui n’a pas encore été aménagée, aux bordels essaimant déjà la ville, en passant par la majorité des hommes et femmes qui y vivent ou n’y font que passer.

A partir de célébrités de ce Far West et d’évènements historiques les concernant – je connais bien trop peu ces personnages pour savoir à quel moment nous sommes face à la réalité ou la fiction -, l’auteur nous dépeint cet univers avec beaucoup de dérision malgré des situations souvent limites, notamment par l’intermédiaire de dialogues parfois truculents qui m’ont fait songer aux meilleures scènes de tous les Sergio Leone que j’ai pu voir. A travers cinq chapitres centrés sur un personnage – Wild Bill Hickock ; « La poupée chinoise » ; Agnès Lake, la femme de Bill ; Calamity Jane ; Charley Utter, le compagnon de route de Bill qui sera d’ailleurs au cœur de tous les chapitres, nous est décrit le quotidien de cette ville au plus près de la crasse qui l’entoure, sans fioritures ni prise de gant : en somme, c’est efficace et prenant, ça se lit tout seul, sans être pour autant remarquablement écrit. Et ça m’a remis en mémoire la géniale série inspirée de ce roman produite par HBO il y a de cela déjà pas mal d’années, mais qui n’a malheureusement jamais été terminée.

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