Moi ce que j’aime, c’est les monstres (Emil Ferris)

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Date de publication originale/Dans cette édition : 2016/2018
Langue originale : Anglais (US)
Maison d’édition : Monsieur Toussaint Louverture
Nombre de pages : 416
Présentation de l’éditeur : Chicago, fin des années 1960. Karen Reyes, dix ans, est une fan absolue des fantômes, vampires et autres morts-vivants. Elle se voit d’ailleurs comme un petit loupgarou : d’après elle, dans ce monde, il est plus facile d’être un monstre que d’être une femme. Un jour de Saint Valentin, au retour de l’école, Karen apprend la mort de sa belle voisine, Anka Silverberg, une survivante de l’Holocauste. Elle décide alors de mener l’enquête et va vite découvrir qu’entre le passé d’Anka au coeur de l’Allemagne nazie, son quartier en pleine ébullition et les drames qui, tapis dans l’ombre de son quotidien, la guettent, les monstres bons ou « pourris » sont des êtres comme les autres, complexes, torturés, fascinants.

C’est tout d’abord par curiosité graphique que je me suis intéressée à ce roman. Je me suis franchement demandé ce que pouvait donner tant de pages dessinées simplement avec des stylos bille. Le résultat en est assez bluffant : Emil Ferris a un coup de crayon comme je les aime, coup de crayon paradoxalement bien servi par le remplissage en pointillés des dessins que permet justement son choix matériel de départ. J’ai particulièrement apprécié sa capacité à mélanger les genres, entre effets de rendu faisant presque penser à des gribouillages, personnages et décors réalistes, ou au contraire complètement fantastiques, reproductions personnelles d’œuvres d’art et de couvertures de magazines d’horreur disséminées çà et là…

Tout cet aspect graphique, que j’ai trouvé charmant, est accompagné d’une histoire qui, bien que classique, est très bien amenée et sympathique à lire, même si souvent rude, évoquant sans concession des sujets difficiles, surtout à l’échelle d’une petite fille comme l’est Karen, protagoniste principale dont la vie est justement loin d’être facile. L’on oscille également entre plusieurs genres : roman policier, récit historique et d’enfance… Et c’est cette hybridité générique, tout autant que l’hybridité graphique première, qui donne pour moi toute sa saveur et son originalité à ce roman graphique que j’ai trouvé tour à tour drôle, touchant, ou encore inquiétant.

Moi, ce que j’aime, c’est les monstres est donc une très belle découverte qui me donne envie de remettre davantage mon nez dans ce type de romans que j’ai peu à peu laissé de côté par manque de temps.

 

2 réflexions sur « Moi ce que j’aime, c’est les monstres (Emil Ferris) »

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