Il était un fleuve (Diane Setterfield)

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Date de publication originale / Dans cette édition : 2018 / 2019
Langue originale : Anglais (UK)
Maison d’édition : Plon
Nombre de pages : 480 (ebook)
Quatrième de couverture : Une auberge au bord de la Tamise, par une nuit de solstice d’hiver au milieu du XIXe siècle. Les habitués sont regroupés autour de Joe le conteur lorsqu’un homme pousse la porte, gravement blessé, portant dans ses bras une petite noyée. L’homme s’appelle Henry Daunt, il habite la région et expérimente cette technique révolutionnaire : la photographie. La fillette morte, personne ne sait son nom. Quelques heures plus tard, l’enfant pousse un soupir et revient miraculeusement à la vie. Doit-on parler de magie ou bien ce phénomène peut-il s’expliquer par la science ? Mais surtout : d’où vient cette miraculée ?

 

Il était un fleuve, la Tamise, au bord duquel vivent les divers protagonistes de ce roman, entraînés bien malgré eux dans une histoire mystérieuse, une nuit de solstice d’hiver, histoire dont ils n’effleureront le dénouement qu’au solstice d’hiver suivant. Cette histoire, c’est celle d’une petite fille noyée, inconnue, amenée à une auberge par un homme blessé, tout aussi inconnu. Petite fille qui va miraculeusement revenir à la vie quelques heures après son arrivée, dont tous cherchent désespérément l’identité : y a-t-il un lien avec les disparitions ayant eu lieu ces dernières années dans la région ?

Pendant une année, cette histoire, telle le fleuve qu’elle mimétise à la perfection, suivra son cours, tout en méandres, trous d’eau, tours et détours, pièges en tous genres, avant d’arriver finalement à son terme, ayant emporté dans son sillage nombre des protagonistes – physiquement ou mentalement – et multiplié les versions de l’histoire comme autant de bras fluviaux, notamment par l’intermédiaire de tous ceux qui ont assisté au miracle à l’auberge.

En cela, le roman de Diane Setterfield est un bel hommage au fleuve anglais placé au centre de son intrigue, et transfiguré  en une entité fabuleuse via de beaux passages poétiques disséminés par ci par là. Il est aussi un bel hommage à la tradition orale de transmission des histoires : nous sommes ainsi transportés au beau milieu du folklore anglais du XIXème siècle, empreint de fantastique, entre réalisme scientifique et mystère surnaturel que l’on retrouve dans nombre de récits de l’époque.

Roman que j’ai apprécié lire, Il était un fleuve n’en a pas moins certains défauts gênants, comme le caractère de plus en plus brouillon et expédié de l’intrigue dans les derniers chapitres, qui se ressent par exemple dans la facilité de compréhension du dénouement longtemps avant qu’il ne survienne, ou encore dans son manque d’originalité, malgré une écriture tout en poésie et en finesse que la traduction nous permet de toucher facilement du doigt.

Je remercie Netgalley et les éditions Plon de m’avoir permis de découvrir ce roman.

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