Soundtrack (Hideo Furukawa)

soundtrack

Date de publication originale / Dans cette édition : 2003 / 2015
Langue originale : Japonais
Maison d’édition : Picquier
Nombre de pages : 700
Quatrième de couverture : A la fin du XXe siècle, un garçon et une fille se retrouvent seuls sur une île déserte, uniques survivants d’une catastrophe. Les deux enfants y développent des facultés de survie et de communion avec la nature, semblables à celles du chamanisme. Lorsqu’ils reviennent à Tokyo, une ville transformée par le réchauffement climatique, ils tentent d’utiliser les pouvoirs qu’ils ont acquis sur l’île.

 

Voici un bel ovni, comme je n’en avais pas rencontré depuis longtemps, que ce Soundtrack. Le postulat de départ, somme toute assez banal, ne laisse à vrai dire pas imaginer la profusion de styles,  de genres, de points de vue… qui va suivre. Ce qui commence comme une sorte de robinsonnade et de récit d’apprentissage (deux enfants, Hitsujiko et Touta, échouent séparément sur une île et apprennent à y survivre ensemble, avant d’être découverts et renvoyés à la civilisation), devient une dystopie faisant de Tokyo une ville en proie à un réchauffement climatique terrible et à l’immigration exponentielle causée par ce réchauffement – des conséquences encore plus désastreuses vont suivre, mais je ne veux pas trop dévoiler de l’intrigue -. Dystopie ponctuée d’ailleurs par toute une atmosphère satirique qui permet autant de dénoncer la xénophobie japonaise n’allant qu’en empirant au fil du récit, que les dérives diverses et variées des mégalopoles comme Tokyo. Dystopie s’accompagnant en plus de tout un univers décalé et onirique en lien avec la danse, la musique, ou le cinéma.

Tout semble donc laisser penser que j’ai beaucoup apprécié ce roman qui ne rentre pas vraiment dans une case prédéfinie… mais finalement non. J’ai fini par me lasser des deux personnages principaux, et ce à partir de l’arrivée à Tokyo d’Hitsujiko ; la survenue d’un nouveau personnage important, Leni, quelque temps après, a enfoncé le clou, car je n’y ai pas franchement vu d’intérêt, à part celui de nous faire entrer dans un domaine encore plus expérimental que précédemment, et cette fois, je n’y ai pas adhéré du tout. Que dire de la fin, de laquelle j’attendais une conclusion qui aurait terminé le roman en apothéose, et qui m’aurait peut-être permis de retrouver un sursaut d’intérêt… J’ai trouvé qu’elle tombait complètement à plat et restait superficielle après presque 700 pages de pérégrinations dans un univers au contraire complexe et pas toujours facile à suivre.

En somme, je ne regrette pas ma découverte, même si j’ai eu du mal à suivre l’auteur jusqu’au bout dans ses expérimentations. Je n’ai jamais été férue d’art trop conceptuel, j’ai été servie avec Soundtrack !

 

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