Faserland (Christian Kracht)

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Date de publication originale / Dans cette édition : 1995 / 2019
Langue originale : Allemand (Suisse)
Maison d’édition : Phébus
Nombre de pages : 170
Quatrième de couverture : « Comment ai-je réussi à m’échapper de Heidelberg pour atterrir finalement à Munich, ça reste pour moi une énigme. J’ai dû prendre un train, mais ce voyage est effacé de mon cerveau, plus là, c’est tout. » Traversée de l’Allemagne des années 90, de fête en gueule de bois et du nord au sud, Faserland est un roman culte. Une jeunesse privilégiée s’y ennuie beaucoup, boit, se drogue et parfois désespère. Un narrateur ironique y conduit sa barque comme il peut – jusqu’au milieu lac de Zürich. Comparé à Jay McInerney et Bret Easton Ellis, Christian Kracht s’impose immédiatement sur la scène littéraire allemande.

 

A la lecture de la quatrième de couverture, je me faisais une joie de découvrir un auteur de langue allemande mettant en scène de jeunes déglingos désœuvrés et défoncés à longueur de journée comme je les aime, car cela me permettait de quitter les sentiers parfois trop familiers de la littérature anglo-américaine à ce sujet.

Je dois avouer que j’ai été plutôt déçue : Faserland est un roman sans couleur, d’une fadeur comme j’en ai rarement rencontrée. Les dialogues, les situations et les personnages m’ont semblé tout du long peu naturels,  particulièrement poussifs, à tel point que je suis restée complètement extérieure au récit malgré une narration à la première personne qui aurait dû avoir l’effet inverse. Je n’ai de plus trouvé aucun intérêt narratif ou stylistique qui aurait pu me rendre davantage réactive à ce que je lisais.  Le nombre peu important de pages à lire m’a paradoxalement donné l’impression d’une longueur terrible, d’un récit sans fin que j’ai eu du mal à terminer.

Alors oui, je conçois que cette fadeur et ce manque de naturel aient un lien avec la génération dorée désabusée des années 1990 que le roman tente de décrire par l’intermédiaire d’un de ses protagonistes, en errance de ville allemande en ville allemande pendant quelques jours. Mais cela n’a pas pris avec moi qui ne m’attendais pas à si peu de corps et d’âme dans cette errance… Un rendez-vous littéraire raté en somme, comme il en arrive parfois.

Je remercie Netgalley et les éditions Phébus de m’avoir permis de lire ce roman.

3 réflexions sur « Faserland (Christian Kracht) »

  1. Je suis entièrement d’accord avec toi… J’ai rédigé ma critique il y a deux jours et je pense la mettre en ligne demain et elle rejoint ton avis sur bien des aspects : interminable, fade, glauque et sans aucun intérêt. J’ai moi aussi l’habitude des romans américains sur le sujet. Pour l’instant, ils ne m’ont jamais laissé ce goût amer et décevant, et j’ai rarement trouvé un livre aussi inintéressant que Faserland.

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