Les quatre filles du Docteur March (Louisa May Alcott)

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Date de publication originale / Dans cette édition : 1868 / 2009
Maison d’édition : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 288
Quatrième de couverture : Meg, Jo, Beth et Amy vivent aux États-Unis et s’entendent plutôt bien pour des sœurs ! En pleine guerre de Sécession, leur père est parti sur le front, alors tout le monde travaille dur. Mais entre Meg la raisonnable, Jo l’impétueuse, Amy la raffinée et Beth la délicate, les discussions sont passionnées et la maison rarement silencieuse !

 

Les quatre filles du Dr March est la deuxième lecture que j’ai décidé de faire après ma découverte des Mémoires d’une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir et, tout comme pour Le grand Meaulnes, je me dis que j’aurais mieux fait de m’abstenir. Quelle souffrance que cette lecture, comme cela ne m’était pas arrivé depuis bien longtemps ! J’écris rarement des avis aussi tranchés, mais il m’est impossible ici de faire autrement, vu mon ressenti global.

J’ai d’abord souffert d’ennui, l’ennui le plus primaire face aux histoires sans grand intérêt des quatre filles du Dr March, histoires futiles auxquelles je n’ai jamais adhéré en tant que lectrice, même à l’âge des protagonistes. J’ai ensuite, et surtout, souffert d’une consternation sans bornes en lisant ce roman pétri de morale puritaine qui transpire jusqu’à l’éducation des jeunes filles qui doivent surtout bien rester à leur place de jeune fille – ce que finira par faire, et ce bien vite à mon goût, Jo, la « rebelle » -. Quelle ironie, lorsque l’on sait que c’est une femme qui écrit ainsi…

L’on pourrait me rétorquer que le contexte d’écriture voulait cela à l’époque, mais en même temps, l’on pouvait, même à cette époque, aller contre les poncifs sociétaux, nombre d’auteures l’ont justement fait au XIXème siècle (George Sand, Jane Austen, etc.).

J’avoue que j’ai du mal à comprendre ce qui fait de ce roman, encore aujourd’hui, un classique : style, sujet, contexte… rien n’est remarquable dans ce roman d’apprentissage qui pour moi, est plutôt un roman de formatage puritain qu’autre chose. A moins que l’on lise ce roman au contraire pour en dénoncer les travers, et dans ce cas-là, il remplirait son rôle à la perfection…

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