La vie parfaite (Silvia Avallone)

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Date de publication originale / Dans cette édition : 2017 / 2018
Langue originale : Italien
Maison d’édition : Liana Levi
Nombre de pages : 400
Quatrième de couverture : Adele monte dans le bus qui relie la cité des Lombriconi au centre de Bologne. Elle vient d’avoir 18 ans et part accoucher, seule. Parce que le père est un voyou égoïste, parce que là où elle vit tout le monde semble « né pour perdre », parce qu’elle veut donner à son enfant la chance d’une vie meilleure, Adele est sur le point de l’abandonner. Dans son grand appartement du centre-ville, Dora, elle, n’est pas seule. Mais après des années de FIV ratées, son désir de maternité s’est transformé en obsession et mine son mariage. Entre ces deux femmes au seuil de choix cruciaux, il y a Zeno : le voisin d’Adele qui tous les soirs l’espionne depuis son balcon ; l’élève appliqué de Dora, qui connaît les frontières invisibles qui séparent la ville et les êtres. Et tous au fond cherchent la même chose. Un refuge, un lieu tranquille d’où l’on pourrait apercevoir, au loin, la vie parfaite.

 

Pour la troisième fois avec un roman de Silvia Avallone, je me suis fait attraper sans crier gare, et ce dès les premières pages. Pourtant, rien ne pourrait laisser penser, comme avec D’acier ou Marina Bellezza précédemment, que l’histoire si tragiquement banale d’une adolescente des quartiers populaires de Bologne – enfin quartiers de l’invention de l’auteure -, enceinte par accident et délaissée par le père désormais en prison, parviendrait à me tenir en haleine au point de lire tant de pages en deux soirées. Et pourtant, encore une fois, sous la plume toute en délicatesse de cette romancière, les personnages sont à tel point désarmants d’authenticité et de sincérité, à tel point représentés à fleur de peau, dans leur plus extrême fragilité, à tel point broyés, pour diverses raisons, par la modernité injuste du monde qui les entoure, que l’on ne peut que se sentir concernés, voire émus, par ce qui leur arrive. Ils ont beau être des êtres de fiction, ils sont foncièrement attachants en ce qu’ils symbolisent, malheureusement, des situations communes et inacceptables causées par l’importance du déterminisme social qui gangrène nos sociétés depuis la nuit des temps, et en cela, Silvia Avallone est, à mon sens, une grande voix européenne de la littérature contemporaine.

J’attends donc, encore une fois, le prochain roman de cette auteure avec impatience, comme c’est le cas depuis ma découverte de son premier opus, D’acier, qui m’avait profondément remué les tripes.

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