Le procès (Franz Kafka)

shopping2

Date de publication originale / Dans cette édition : 1925 / 1987
Langue originale : Allemand (République Tchèque)
Maison d’édition : Folio
Nombre de pages : 384
Quatrième de couverture : On raconte que c’est grâce aux éditions clandestines du samizdat – et donc, sans nom d’auteur – que fut introduite en Union soviétique la traduction du Procès. Les lecteurs pensèrent, dit-on, qu’il s’agissait de l’œuvre de quelque dissident, car ils découvraient, dès le premier chapitre, une scène familière : l’arrestation au petit matin, sans que l’inculpé se sût coupable d’aucun crime, les policiers sanglés dans leur uniforme, l’acceptation immédiate d’un destin apparemment absurde, etc. Kafka ne pouvait espérer une plus belle consécration posthume. Et pourtant, les lecteurs russes se trompaient. Le projet de Kafka n’était pas de dénoncer un pouvoir tyrannique ni de condamner une justice mal faite. Le procès intenté à Joseph K., qui ne connaîtra pas ses juges, ne relève d’aucun code et ne pouvait s’achever ni sur un acquittement si sur une damnation, puisque Joseph K. n’était coupable que d’exister.

 

Cela fait plus d’un mois que j’ai terminé la lecture de ce roman inachevé de Kafka, et cela fait plus d’un mois que je la laisse décanter, sans réussir à en avoir un point de vue tranché, ou d’en tirer une leçon particulière.

Bien sûr, j’ai été troublée par l’absence de véritable intrigue, du moins par l’absence de véritable dénouement à cette intrigue : comme l’on attend Godot dans la pièce de Beckett, l’on attend de connaître la raison du procès intenté à Joseph K., bureaucrate a priori bien sous tous rapports, et surtout d’assister au déroulement de ce procès, bien que ni l’une ni l’autre ne viendront. L’on suit cet homme dans ses errances, conséquences de cette mise en procès, errances parfois hyper réalistes dénonçant les rouages absurdes de la bureaucratie et de l’administration, rouages desquels l’auteur était très familier ; errances parfois complètement surréalistes, qui nous donnent l’impression de se trouver dans un univers étrange et inquiétant proche de celui de La métamorphose, sans que cela n’ait aucune explication ou préparation narrative préalable.

Alors forcément, face à cet espèce d’entrelacs sans logique dont je ne connais pas la véritable finalité, je me questionne, encore et toujours : y’a-t-il un but autre que de nous présenter la dérive arbitraire d’un homme causée certes par une bureaucratie absurde, mais aussi par sa propre absurdité, de comportement surtout, dans ce roman ? Et plus encore, du fait de sa publication posthume, ce roman a-t-il lieu d’être dans cet état, certains chapitres n’ayant pas été, semble-t-il, terminés ?

Je suis dans tous les cas contente d’avoir enfin pu lire ce classique de Kafka qui traînait dans ma PAL depuis bien trop longtemps – merci la pioche -, même si j’en sors complètement  dubitative. J’ai aimé ma lecture, mais trop de questionnements en suspens sont venus la parasiter pour que je passe un moment vraiment exceptionnel.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s