La femme qui tuait les hommes (Eve de Castro)

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Deux histoires à un siècle d’intervalle, que rien ne semble a priori réunir, voilà le point de départ de ce roman : d’un côté, Jeanne, octogénaire, ancienne couturière à l’Opéra de Paris à la vie dissolue, qui passe ses journées sur un banc dans le métro, jusqu’à la rencontre qui va lui donner une mission, et donc un but ; de l’autre, Lena, femme russe à l’aune de la Révolution, qui s’est aussi donné une mission, celle de défendre les femmes maltraitées par leurs époux, et ainsi montrer à son mentor, Lénine, qu’elle est, elle aussi, capable de prendre part à cette Révolution.

Entre les deux, l’histoire d’une belle mise en abyme d’un roman qui se construit sous la plume d’un écrivain personnage, et de ce fait sous la plume même d’Eve de Castro, histoire remarquablement construite et agréable à lire, même si perturbante dans les premiers chapitres – il faut du temps avant de vraiment savoir où notre auteure veut en venir. C’est également l’histoire de deux femmes qui ont fini par ne plus subir le joug des hommes, mais par agir avec force et détermination, et ce au péril de leur existence, pour mieux le combattre et le dénoncer, plus ou moins directement.

La femme qui tuait les hommes fut donc une belle découverte, lue d’une traite tout autant en raison de son intrigue bien menée que de son écriture agréable.

Date de publication : 2018 ; Maison d’édition : Robert Laffont ; Nombre de pages : 283

Quatrième de couverture : « Jeanne pense souvent au point de bascule. L’instant où la vie change de cours. Où l’homme qui n’était qu’un voisin, un parent, un amant, un fonctionnaire, un commerçant, devient un criminel ou une victime. Quand elle compulse ses dossiers, quand elle punaise une coupure de presse sur son mur, c’est ce mystère qui la hante. L’instant où le passé, le présent et l’avenir cristallisent sans remède. »
Paris, 2017. Saint-Pétersbourg, 1909. Une rencontre sur un quai de métro. Un hallucinant fait divers. Un voyage entre deux mondes où se noue le destin d’une couturière octogénaire, d’un écrivain coureur de jupons, du jeune Lénine et d’une terrible justicière. Une comtesse savoyarde y côtoie un poseur de rails et un cirque ambulant.

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