Max Lurie passe à table (Steven Boykey Sidley)

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Date de publication originale / Dans cette édition : ???? / 2019
Langue originale : Anglais (US)
Maison d’édition : Belfond
Nombre de pages : 320
Quatrième de couverture : Vous êtes sur le Réseau national de podcasts. Bienvenue dans  » Free Association « , animé comme toujours par Max Lurie.
Avec cinquante mille téléchargements par semaine, Max Lurie est devenu un phénomène du Net. La raison de ce succès ? Max raconte tout ! Son passé d’écrivain raté, sa carrière avortée de psy, l’Alzheimer de son père, son frère jumeau détesté, génie de la finance, et, bien sûr, Anne, sa dernière conquête, avec laquelle il se voit déjà convoler… Et qu’importe si Anne et le frère jumeau n’existent pas. Il faut bien mettre un peu de piment pour tenir l’auditeur en haleine. Tout cela est virtuel, après tout.

 

Max Lurie tient un podcast dans lequel il raconte sa vie, enfin plus que sa vraie vie, sa vie rêvée… Pour mieux se rendre compte du décalage qui existe entre les deux vies de Max, Steven Boykey Sidley alterne brefs chapitres retranscrivant certaines émissions enregistrées par son personnage, et chapitres plus étoffés racontant la véritable situation de celui-ci. Et bien entendu, plus les podcasts s’enchaînent, plus les mensonges sont gros, et plus l’audimat grimpe… jusqu’à un coup de théâtre changeant la donne et que je laisse à chacun découvrir.

Quant à la forme de ce roman, elle n’a rien de particulier ni d’exceptionnel, ne faisant que reprendre sans grande originalité l’alternance entre plusieurs voix, ici entre le Max réel et le Max de podcast, alternance que nous retrouvons dans nombre de romans ces dernières années, et ce peu importe le continent sur lequel il est rédigé. J’ai été en revanche bien plus conquise par le sujet même de ce roman, qui met en exergue avec brio le décalage qui existe actuellement, pour nombre de personnes, entre moi réel et moi social, le moi social ayant pu désormais prendre toute la place grâce aux divers réseaux sociaux essaimant sur la Toile, et permettant à chacun d’enjoliver son existence pour mieux faire de l’audience.

Une lecture que j’ai donc plus qu’appréciée pour son fond, beaucoup moins pour sa forme. Je remercie Net Galley et les éditions Belfond de m’avoir permis de découvrir ce roman.

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