Cent millions d’années et un jour (Jean-Baptiste Andrea)

cent

Date de publication : 2019
Maison d’édition : L’Iconoclaste
Nombre de pages : 320
Quatrième de couverture : 1954. C’est dans un village perdu entre la France et l’Italie que Stan, paléontologue en fin de carrière, convoque Umberto et Peter, deux autres scientifiques. Car Stan a un projet. Ou plutôt un rêve. De ceux, obsédants, qu’on ne peut ignorer. Il prend la forme, improbable, d’un squelette. Apatosaure ? Brontosaure ? Il ne sait pas vraiment. Mais le monstre dort forcément quelque part là-haut, dans la glace. S’il le découvre, ce sera enfin la gloire, il en est convaincu. Alors l’ascension commence.
Mais le froid, l’altitude, la solitude, se resserrent comme un étau. Et entraînent l’équipée là où nul n’aurait pensé aller.

 

Enchaînement des expéditions en ce mois de janvier, cette fois non pas au Pôle Nord avec Un monde sans rivage, mais dans les Alpes avec Stan, paléontologue qui pense y trouver un squelette complet de dinosaure, chose rare dans le milieu, et plus encore au début des années 1950. Il est accompagné pour cela d’Umberto, son ancien assistant désormais paléontologue avec qui il a gardé une relation amicale très forte, Peter, assistant d’Umberto, et Gio, leur guide de montagne, très familier de cette zone à la frontière franco-italienne à haut risque dès que tombent les premières neiges en automne.

Et c’est encore une fois une expédition réussie que cette ascension obsessionnelle d’un quinquagénaire en quête de son Moby Dick. Cent millions d’années et un jour est un roman remarquablement bien écrit, alternant les épisodes fiévreux d’escalade ou de recherche dans le glacier alpin, et les épisodes d’introspection de Stan nous permettant de découvrir son passé, et ainsi de mieux comprendre les raisons de son obsession. Plus les pages défilent, plus l’on sent la catastrophe pointer le bout de son nez, catastrophe toujours latente, épée de Damoclès de plus en plus pesante au fil des mois qui nous font suivre nos quatre hommes de l’été, à l’automne, puis à l’hiver… jusqu’à cette fin, particulièrement touchante et onirique, qui vient magnifiquement conclure le récit.

Une fois n’est pas coutume, c’est donc un nouveau coup de cœur pour moi que ce roman : il semblerait que j’ai eu, cette fois, le nez creux quant aux envies découverte de la rentrée littéraire de 2019, pourvu que ça dure !

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