Un monde sans rivage (Hélène Gaudy)

rivage

Date de publication : 2019
Maison d’édition : Actes Sud
Nombre de pages : 313
Quatrième de couverture : À l’été 1930, sur l’île Blanche, la plus reculée de l’archipel du Svalbard, une exceptionnelle fonte des glaces dévoile des corps et les restes d’un campement de fortune. Ainsi se résout un mystère en suspens depuis trente-trois ans : en 1897, Salomon August Andrée, Knut Frænkel et Nils Strindberg s’élevaient dans les airs, déterminés à atteindre le pôle Nord en ballon – et disparaissaient. Parmi les vestiges, on exhume des rouleaux de pellicule abîmés qui vont miraculeusement devenir des images.

A partir de ce qui a été retrouvé sur le campement de l’expédition Andrée 33 ans après celle-ci – photographies prises par Nils Strinberg et journal de bord parcellaire de Salomon August Andrée -, Hélène Gaudy comble les failles d’un périple, celui de trois hommes qui, partis en ballon en 1897 pour atteindre le Pôle Nord, se sont écrasés peu de temps après et ont dû tenter de survivre pendant de longs mois avant qu’un destin funeste ne les rattrape finalement…

Ces failles sont comblées de diverses manières :  pensées imaginées des explorateurs ou de la fiancée de Nils, restée à l’attendre au pays ;  extraits du journal de bord ; descriptions de photographies ou d’autres expéditions en lien avec le Pôle Nord… Failles comblées dans tous les cas par l’intermédiaire d’une plume que j’ai trouvée magnifique : tantôt poétique, la plus à même de décrire ces lieux d’une blancheur immaculée, propices à la rêverie et à l’imagination, et tout autant inhospitaliers, franchement inquiétants en ce qu’ils permettent de saisir l’immensité d’un univers sans cesse en mouvement, empli de dangers malgré un calme qui n’est finalement qu’apparent ; tantôt épique, pour permettre de raconter l’incroyable aventure humaine que fut cette expédition pour ces trois hommes livrés à eux-mêmes et qui vont, malgré l’adversité de leur situation chaotique,  tout faire pour se dépasser et pour dompter tant bien que mal ce Pôle Nord encore en état de « terre » à découvrir à l’époque de leur expédition.

Mon avis parle de lui-même : Un monde sans rivage est mon premier coup de cœur de 2020 : j’ai tout aimé, la plume, la construction narrative, le sujet… Je vais donc lire prochainement,  et avec plaisir, d’autres œuvres d’Hélène Gaudy.

 

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