Butcher’s Crossing (John Williams)

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Date de publication originale / Dans cette édition : 1960 / 2018
Langue originale : Anglais (US)
Maison d’édition : 10/18
Nombre de pages : 331
Quatrième de couverture : Dans les années 1870, persuadé que seule la nature peut donner un sens à sa vie, le jeune Will décide de quitter le confort de Harvard pour tenter la grande aventure dans l’Ouest sauvage. Parvenu à Butcher’s Crossing, une bourgade du Kansas, il se lie d’amitié avec un chasseur qui lui confie son secret : il est le seul à savoir où se trouve l’un des derniers troupeaux de bisons, caché dans une vallée inexplorée des montagnes du Colorado. Will accepte de participer à l’expédition, convaincu de toucher au but de sa quête. Le lent voyage, semé d’embûches, est éprouvant mais la vallée ressemble effectivement à un paradis. Jusqu’à ce que les deux hommes se retrouvent piégés par l’hiver…

 

Butcher’s Crossing est un roman comme je les apprécie, autant parce qu’il nous mène dans des contrées sauvages permettant de prolifiques descriptions de la Nature dans toute sa force et sa splendeur, que parce qu’il nous conte une aventure humaine démesurée et cruelle parmi tant d’autres, aventure dans laquelle l’Homme veut à tout prix se frotter à cette nature pour s’en montrer tout puissant, et qui finalement va en payer le prix fort.

Dans une première partie, John Williams plante le décor de cette aventure humaine en devenir : ce décor, c’est celui de Butcher’s Crossing, ville de chasseurs de bisons édifiée il y a peu dans le Kansas, qui connaît déjà pourtant une pénurie de gibier, et dans laquelle Will, jeune étudiant en quête d’un sens à son existence, va rencontrer Miller, chasseur chevronné, obsédé par une vallée du Colorado qui, selon lui, renfermerait un nombre incroyable de bisons. Cette rencontre, l’un par son expérience, l’autre par son argent, va les mener après quelques semaines dans cette expédition, accompagnée de deux autres acolytes. Que ce soit de la ville en elle-même et de ses habitants, ou encore des préparatifs de l’expédition, tout y décrit dans les moindres détails, jusqu’à nous donner l’impression de remonter le temps et de vivre tous ces instants aux côtés de Will, de plus en plus ivre à l’idée de partir à l’aventure.

Dans une deuxième partie, c’est l’expédition proprement dite qui est racontée et décrite dans les moindres détails, du trajet jusqu’au but de la quête pour nos quatre hommes : rencontres humaines ou animales, aléas des conditions climatiques, difficultés rencontrées… De l’apothéose d’horreur et de cruauté auxquels se livrent l’équipée sauvage dans sa quête jusqu’aux divers drames qui la bouleverseront, drames racontés par l’intermédiaire d’un certain souffle épique qui montre la toute-puissance de la Nature reprenant implacablement ses droits sur l’Homme, il n’y a qu’un pas… qui va être franchi et va émailler la fin de l’aventure jusqu’au retour chaotique pour Butcher’s Crossing dans une troisième partie – je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher l’intrigue.

D’une partie à l’autre du roman, comme vous l’aurez sûrement compris, j’ai été complètement embarquée par l’histoire, et fortement émue par la capacité de John Williams à raconter le Far West sans fard, dans toute sa bestialité la plus primale, en prenant ici en exemple les chasseurs sans vergogne qui ont décimé en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire les bisons aux Etats-Unis. Une découverte que je ne regrette pour rien au monde en tout cas !

 

 

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