Amatka (Karin Tidbeck)

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Date de publication originale / Dans cette édition : 2012 / 2019
Langue originale : Suédois
Maison d’édition : Folio
Nombre de pages : 320

 

Voici un roman qui, dès les premières pages, avait un potentiel certain, sans pour autant faire dans une grande originalité : nous suivons Vanya, jeune femme d’Essre envoyée à Amatka pour réaliser une enquête sur l’hygiène des colons de celle-ci. Car, en effet, Amatka, tout autant qu’Essre, ainsi que trois autres lieux, dont l’un a disparu dans des circonstances mystérieuses, sont des colonies construites par les humains, nous ne savons pas quand, nous ne savons pas où, nous ne savons pas pourquoi. Ce que nous savons cependant, c’est que chaque objet, peu importe la colonie dans laquelle il se trouve, doit être régulièrement « marqué », c’est-à-dire qu’on doit le nommer pour qu’il ne finisse pas par disparaître dans un amas de bouillasse informe. Dès son arrivée, Vanya va, bien malgré elle, se retrouver non seulement à enquêter sur l’hygiène des colons d’Amatka, mais aussi et encore à enquêter sur des faits étranges étant survenus dans cette colonie assez inhospitalière du fait de ses températures glaciales ; et elle va en découvrir beaucoup sur le Collectif, à l’origine de cette colonisation dans un monde inconnu, à ses risques et périls…

Le monde qui nous est décrit par Karin Tidbeck est en soi intéressant, et son roman est écrit de telle manière que l’on suit facilement l’intrigue et son personnage principal, mais je n’y ai malgré tout pas adhéré. J’ai trouvé l’univers trop opaque, avec de nombreux éléments qui restent en suspens, et les personnages trop superficiels et caricaturaux pour  que l’on puisse vraiment leur trouver un intérêt, de même que la critique qui est faite ici d’une société sous total contrôle d’un Collectif est assez attendue et facile. Certes, l’enjeu de l’auteur n’a pas été, je pense, de décrire dans sa globalité, un univers somme toute assez complexe, mais plutôt de s’intéresser à un évènement en lien avec cet univers qui va venir perturber l’ensemble. Personnellement, j’aurais malgré tout préféré une description plus globale, et donc un roman bien plus dense, pour donner à cet univers juste esquissé ici une véritable épaisseur, et donc une véritable ambiance qui m’aurait davantage embarquée.

Une lecture en demi-teinte en somme, pas foncièrement inintéressante, mais loin d’être inoubliable non plus.

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