Le meilleur des mondes (Aldous Huxley)

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Date de publication originale / Dans cette édition : 1932 / 2017
Langue originale : Anglais (UK)
Maison d’édition : Pocket
Nombre de pages : 320
Quatrième de couverture : Voici près d’un siècle, dans d’étourdissantes visions, Aldous Huxley imagine une civilisation future jusque dans ses rouages les plus surprenants : un État Mondial, parfaitement hiérarchisé, a cantonné les derniers humains « sauvages » dans des réserves. La culture in vitro des fœtus a engendré le règne des « Alphas », génétiquement déterminés à être l’élite dirigeante. Les castes inférieures, elles, sont conditionnées pour se satisfaire pleinement de leur sort. Dans cette société où le bonheur est loi, famille, monogamie, sentiments sont bannis. Le meilleur des mondes est possible.

 

Le meilleur des mondes est vraiment un roman qui se mérite : en effet, j’ai trouvé les premiers chapitres rudes, en ce que l’on entre de plain-pied dans un monde d’une froideur et d’une inhumanité sans nom, au milieu de fœtus, de plus ou moins jeunes bambins, conditionnés dans des cultures et éduqués selon un bourrage de crâne méthodique jusqu’à l’âge « adulte », enfin rangés dans des catégories qui leur permettra d’avoir plus ou moins de libre-arbitre. Il m’a été difficile de pénétrer, en toute logique, dans cette ambiance qui nous place dès les premières pages à distance de toute humanité.

Et puis, avec l’apparition des premiers « véritables » personnages que sont Lenina ou Marx, et par la même occasion d’une intrigue – d’ailleurs très bien menée même si très classique – qui permet à l’atmosphère dystopique première de prendre son envol pour un final attendu mais logique, j’ai trouvé ce que je lisais de plus en plus puissant. Puissant quant à l’horreur du sens même que prend cet univers au fil des découvertes que l’on fait de son fonctionnement ; puissant quant à la capacité d’Aldous Huxley d’imaginer, dès les années 1930, au même titre qu’Orwell un peu plus tard avec 1984, un monde de plus en plus plausible bien qu’encore du domaine de la science-fiction.

Une lecture qui remue en somme, et que je ne suis pas mécontente d’avoir enfin faite : je comprends désormais mieux pourquoi Le meilleur des mondes est devenu un classique du roman d’anticipation.

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