Les trois mousquetaires (Alexandre Dumas)

Pour faire simple, la lecture des Trois mousquetaires n’a fait que confirmer ce que j’avais déjà pressenti pendant celle des Mille et un fantômes il y a quelques années – ce n’était donc pas une question de genre, n’étant pas forcément une grande lectrice de nouvelles – : je n’aime pas la plume d’Alexandre Dumas. Trop lourde, trop alambiquée, trop répétitive aussi.

Parfois l’intrigue, dans ces cas-là, peut sauver la chose, même si je me doutais bien qu’un roman d’aventures publié en roman-feuilleton n’allait pas me surprendre par sa grande originalité – enfin, j’aime bien être surprise, sur un malentendu -. Et c’est là que le bât blesse : non seulement je l’ai bien trouvée, comme prévu, attendue, mais plus encore je me suis ennuyée pendant une bonne partie des quasi 900 pages que fait ce roman. Rien n’y a fait pour que je m’y intéresse un tant soit peu : que de personnages, d’évènements, de répliques… stéréotypés et manquant de profondeur, la palme revenant à Milady, parfait avatar de la femme fatale empreinte d’une bonne grosse pointe de misogynie très XIXème. Et que de scènes qui se répètent en boucle, à tel point que j’ai fini par me demander quand est-ce qu’enfin D’Artagnan allait arrêter de vouloir se battre à tout bout de champ, à la moindre remarque sur la couleur de ses chausses – oui, bon, j’exagère un peu… En soi, je ne suis pas contre les stéréotypes ou les intrigues attendues, mais elles ont tout intérêt à tirer leur épingle du jeu par un style, par un côté décalé, que sais-je, par quelque chose qui leur donne un nouveau souffle, une patte personnelle. Pour avoir lu d’autres romans feuilletons de cette période, et d’autres romans d’aventure, je m’attendais à mieux venant de celui-ci, qui fait partie des grands classiques du genre.

Une grosse déception en somme que cette première lecture d’un roman de Dumas, alors que je suis plutôt bon public quant aux romans de ce siècle que j’apprécie particulièrement : peut-être en attendais-je trop, tout simplement. J’avoue que La reine Margot, par son sujet, me tentait bien, et désormais j’hésite plus que fortement : pas sûre que le style n’y change en quoi que ce soit…

Date de publication originale / Dans cette édition : 1844 / 1973 ; Maison d’édition : Le Livre de Poche ; Nombre de pages : 893

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