Dernière nuit à Twisted River (John Irving)

Dominic Baciagalupo est cuisinier dans un camp de bûcherons à Twisted River. Veuf, il vit avec son fils, Daniel, d’une douzaine d’années, fait passer le temps par le quotidien des repas à préparer et une liaison avec une des femmes du camp. Liaison qui se terminera de manière tout autant tragique que cocasse, et qui sera le point de départ et d’une nouvelle vie pour père et fils, et des ambitions littéraires du fils.

L’histoire, qui court des années 1950 aux années 2000 – et même un peu plus tôt par l’intermédiaire de divers retours en arrière concernant la famille de Dominic et sa femme -, et qui se déroule d’abord dans le New Hampshire, puis dans le Vermont en passant par l’Iowa, au Canada également, nous conte Daniel et Dominic, leur ami Ketchum, rencontré à Twisted River et avec qui ils vont garder contact après leur départ, et tous ceux qui gravitent plus ou moins longtemps autour d’eux. Elle nous conte des existences faites de banalités douces-amères, aux relents de situations subitement hors du commun, qui détonnent dans ces banalités, pour mieux retomber comme des soufflés, parfois comiques, parfois dramatiques, avec au centre l’écriture, celle de Daniel.

Complètement happée par la première partie du roman, qui s’intéresse à Twisted River avant la dernière nuit, j’ai commencé à décrocher ensuite jusqu’à terminer ma lecture en pilote automatique : j’ai trouvé l’histoire de Daniel devenant écrivain, et donc de l’écriture dans l’écriture, convenue, rébarbative, tout en finissant par avoir l’impression de lire un second Monde selon Garp – dommage, je ne l’avais pas du tout apprécié – : thèmes et fonctionnement narratif semblables, personnages tout aussi désincarnés et creux, qui ne m’ont pas intéressée outre mesure…

Pour une troisième incursion dans l’univers de John Irving, c’est donc un deuxième raté. M’est avis que c’est un romancier qui n’est pas fait pour moi finalement.

Date de publication originale / Dans cette édition : 2009/2011 ; Langue originale : Anglais (US) ; Titre original : Last Night In Twisted River ; Traduction : Josée Kamoun ; Maison d’édition : Seuil ; Nombre de pages : 576

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