L’attrape-malheur T2 : Des forêts aux foreuses (Fabrice Hadjadj, illustrations Tom Tirabosco)

Suite immédiate du tome 1, dans lequel Jakob se trouvait en fâcheuse posture, ce tome 2 de L’attrape-malheur parfait la découverte de l’univers créé par l’auteur. Comme l’on pouvait s’en douter précédemment, les enjeux de ce deuxième tome sont politiques, puisque certaines contrées vont s’affronter ou s’allier, comme cela était déjà pressenti auparavant : l’Empire, avec en son centre Altemore, région dominée par la technologie et l’artifice, souhaite s’allier à Brandes, royaume de Kovnov VII Trois-quarts, et mater en son sein, dans la forêt de Comboscure, la Horde, faction rebelle menée par Agar, justement fils de l’Empereur, qui souhaite au contraire un retour à la nature. Situation explosive en somme qui mènera Jakob face à divers choix, qu’il fera ou que l’on lui fera faire, au fil du récit, un attrape-malheur étant, forcément, au centre des tractations.

Au milieu de ces alliances, mésalliances, conflits, l’on se rend vite compte que Jakob n’est que l’instrument du monde qui l’a créé, brinquebalé comme un pantin, semble-t-il de prime abord entre les ambitions de chacun, mais il est finalement, et plus encore, l’instrument de l’amour qui l’étreint tout au long de ce deuxième tome, amour complexe car multiple, qu’il a du mal parfois à comprendre, qui sera le nœud de toutes ses motivations, et qui le poussera finalement dans le sens où il devra aller pour faire face à son destin – comme l’on peut s’y attendre dans le tome 3 suite au dénouement de ce second opus.

De nombreuses thématiques (amour, amitié, famille, choix de société et de valeurs…) sont donc présentes dans ce second tome, donnant à l’intrigue un caractère plus dense, et donc plus intéressant que précédemment – même si elle reste à mon goût toujours trop peu surprenante. A mon grand regret cependant, le narrateur se fait plus discret, et même trop, faisant perdre un peu de légèreté et d’originalité à la narration, davantage lisse, même si la plume est toujours aussi travaillée et agréable à lire. De même, les illustrations de Tom Tirabosco accompagnent toujours aussi bien le récit.

Je lirai donc avec intérêt, au moment de sa publication, le troisième tome qui viendra clore cette trilogie pour connaître enfin le fin de l’histoire et de la destinée, de Jakob Trum. Je remercie les éditions La Joie de Lire et Babelio de m’avoir permis de découvrir les deux premiers volets de L’attrape-malheur.

Date de publication : 2021 ; Maison d’édition : La Joie de Lire ; Nombre de pages : 478

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