Contes (Charles Perrault)

L’agrégation me fait renouer avec la lecture de Perrault, ayant délaissé cet auteur depuis quelques années, auteur que j’ai, surtout lu je l’avoue, dans un but professionnel, en lien avec mes cours de sixième. Je lisais, en effet, plutôt les contes des frères Grimm ou d’Andersen que j’étais enfant.

Et pourtant, c’est un auteur qui a une certaine virtuosité narrative, en vers comme en prose, et dont le côté un peu désuet, très mondain, du XVIIème siècle, garde un certain charme, si l’on excepte les qualificatifs profondément misogynes essaimant l’œuvre, comme bien souvent à l’époque classique. Charme des différents niveaux de lecture tout d’abord, qui font osciller les contes entre légèreté enfantine et merveilleuse, sérieux beaucoup plus adulte, moins lisible pour les plus jeunes, et références beaucoup plus obscures à la société de cour dont faisait partie Charles Perrault – niveau de lecture auquel j’ai hâte de m’atteler plus en profondeur cette année -. Charme également des petites pointes, parfois lyriques, parfois dramatiques, parfois humoristiques, qui parsèment les histoires de nos divers personnages, manichéens certes, mais malgré tout intéressants dans leur symbolisme servant au mieux la morale de ces mêmes histoires. Dans tous les cas, des contes que j’ai apprécié relire, et sur lesquels je vais apprécier travailler.

Date de publication originale / Dans cette édition : 1694 et 1697 / 2006 ; Maison d’édition : Le Livre de Poche ; Nombre de pages : 320

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